Fondation de l’Œuvre Notre-Dame

Christophe Bolli

Focus de Christophe Bolli
Un menuisier à la Fondation de l'Œuvre Notre-Dame .... un menuisier au service de la cathédrale.

Un beau métier que celui de menuisier

Christophe est né en 1967 à Still, au début de la vallée de la Bruche. 
C'est en observant son voisin que l'idée de travailler le bois lui vient. Il décroche en 1985 un CAP de menuisier puis un Brevet de compagnon ébéniste.

Il exerce son métier de menuisier dans plusieurs entreprises privées. Suite à la délocalisation de la société pour laquelle il travaille à Saint-Louis dans le Haut-Rhin, Christophe travaillera deux ans au service de la propreté de la ville de Strasbourg.

Christophe, le menuisierEn 1995, il est embauché comme menuisier par la Fondation de l'Œuvre Notre-Dame. Il connaissait d'ailleurs la Fondation grâce à son grand-père qui était bûcheron et cantonnier à l'Elmerforst.
Ce sont tout d'abord les grands travaux de rénovation auxquels se consacre Christophe « il s'agissait de rénover l'ancien restaurant de l'Ortenberg, un des immeubles de la Fondation quai des Bateliers, le presbytère et la plateforme de la cathédrale ».
Il interviendra ensuite régulièrement sur les propriétés de la Fondation ou pour ses ateliers et ses bureaux.
Il crée et répare un nombre varié d'éléments en bois : vestiaires, bibliothèques, portes, tasseaux, etc. et réalise aussi quelques travaux de ferblanterie et aide ponctuellement les maçons.

Depuis quelques années la majorité de ses missions sont affectées à la cathédrale. Il s'agit par exemple de réaliser des étayages en bois comme ceux qui ont servi lors du démontage des colonnettes et des arcs de la galerie naine de la croisée du transept.
Il restaure, à l'heure actuelle, le parquet et les portes de la sacristie.
Prochainement il concevra, dans le cadre du lot menuiserie du chantier de conservation-restauration du bras sud du transept, les nouvelles portes qui bordent les coursives du côté sud du transept.
Christophe et son collègue forgeron Dominique devront créer des portes pleines et des grilles en fer forgé pour toutes les entrées et ouvertures des tourelles de la cathédrale et éviter ainsi leurs accès aux pigeons.
Un autre gros chantier attend Christophe, il sécurisera de garde-corps la nef pour les artisans de la Fondation et les visiteurs occasionnels. C'est le bois de la forêt de l'Elmerforst qui sera utilisé pour cette opération.

C'est une fierté pour Christophe de travailler pour la cathédrale « il faut prendre des précautions particulières, toujours s'adapter, trouver des astuces pour ne pas voir la différence entre le neuf et l'ancien, respecter le travail des prédécesseurs ».

La cathédrale c'est aussi le bois

L'endroit préféré de Christophe, « c'est lorsque je pénètre dans la grande nef, il n'y pas de cailloux mais que du bois. Il ne faut bien entendu pas baisser les yeux. C'est une très belle charpente en résineux même si elle est assez récente car détruite lors du bombardement de 1870. »

Le mot de la fin

Christophe émet quelques craintes sur l'avenir, sur les problèmes économiques qui pourraient advenir et mener la Fondation a perdre sa richesse technique : « ce qui fait la particularité de la Fondation de l'Œuvre Notre-Dame ce sont ses différents métiers, la taille de pierre, la sculpture mais aussi la forge, la maçonnerie et la menuiserie, etc. C'est important pour le futur, pour les restaurations que tous ces métiers restent au sein de la Fondation. »

Publication 2016

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