![]() Pose
Les tailleurs et les sculpteurs préparent les pièces qui ont été demandées par l'appareilleur en fonction de plans de restauration prévus longtemps à l'avance. Une fois les pièces achevées, elles doivent être mise en place. La cathédrale de Strasbourg culmine à 142 mètres de haut. Le premier travail des maçons consiste à placer les structures qui permettront d'accéder au chantier. Ce sont les échafaudages dont se plaignent tant les aficionados de la cathédrale. Ce travail de montage représente à lui seul une véritable performance ; plusieurs milliers de colliers et tubes pour lesquels l'aplomb doit être vérifié, sous peine de compromettre la stabilité de l'ensemble. Il faut monter des pièces taillées qui ont demandé plusieurs centaines d'heures de travail aux tailleurs et aux sculpteurs. Il faut également démonter les éléments qui vont être remplacés. ![]() La pose se fait en respectant les techniques utilisées à l'origine. Les scellements sont réalisés au mortier de chaux, les pièces soumises aux vibrations sont scellées au plomb, les agrafes en fer dont l'oxydation provoque des éclatements sont remplacées par des agrafes en matériaux inoxydables. Le montage des éléments est rendu extrêmement compliqué par le poids de chacun d'entre eux, par la grande hauteur à laquelle ils sont placés et par leur extrême fragilité. De plus les pièces changées sont mises en place au milieu d'autres qui sont plus anciennes et très fragiles. La moindre fausse manoevre peut avoir des conséquences dramatiques. Pour des interventions plus légères ou plus urgentes comme les purges, certains des maçons ont suivi une formation de cordiste. Ils peuvent intervenir sur la cathédrale en utilisant, comme des alpinistes ou des spéléologues, des harnais et des cordes qui évitent le recours à un échafaudage. Cette technique, particulièrement impressionnante, se montre d'une grande efficacité et permettra certainement de prévenir des accidents dus à des chutes de pierres. ![]() |