En 1015, Werner de Habsbourg pose la première pierre d'une nouvelle cathédrale à Strasbourg. Après un incendie qui détruit une grande partie de l'édifice, la construction reprend et ne s'achèvera que plusieurs siècles plus tard. La Fondation de l'Œuvre Notre-Dame, en tant que structure chargée d'organiser les interventions des corps de métiers oeuvrant sur le chantier et de collecter les fonds nécessaires pour la poursuite de l'ouvrage, est mentionnée pour la première fois dans un texte de 1246.
Indissolublement liée au destin de la cathédrale, son histoire ininterrompue est aussi celle de la diffusion en Europe des arts et des idées, des connaissances et des techniques.
Immanquablement, elle verra s'affronter les puissances de son temps. Des tensions extrêmes entre les pouvoirs laïque et ecclésiastique, allant jusqu'au conflit armé, aboutiront à la placer sous l'autorité municipale. Elle fonctionnera ensuite comme une sorte de fondation.

Elle survivra à la Révolution Française, confirmée par un arrêté consulaire signé de Napoléon Bonaparte.
Chargée de réparer les dommages de guerre, elle démontrera, comme dans les siècles passés, sa capacité à concilier innovation et tradition dans la restauration et l'entretien des monuments historiques.