Fondation de l’Œuvre Notre-Dame

La sculpture

Atelier de sculpture
L'art de la sculpture, c'est la représentation de la vie, au travers des formes et des mouvements dans la matière. Il reflète, tel un livre ouvert, la somme des connaissances des bâtisseurs de cathédrale.

Le métier de sculpteur

La pratique de la sculpture sur pierre se différencie de celle de la taille de pierre par le travail des formes. La sculpture représente des formes organiques alors que la taille de pierre reproduit des formes géométriques. D'ailleurs, les sculpteurs étaient appelés des imagiers au Moyen Âge.

Le travail de la sculpture requiert une sensibilité artistique et une compréhension du mouvement doublé d'une capacité de discernement des différents styles du Moyen Âge, nécessaires à la restauration de la cathédrale.

Les techniques de la sculpture

Au sein des ateliers de la cathédrale, la sculpture se pratique essentiellement à la main, avec des techniques et des outils proches de ceux des bâtisseurs de cathédrale.

Aujourd'hui, les sculpteurs restaurent la cathédrale. Par conséquent, ils ne créent plus des sculptures, mais restaurent ou copient des anciennes avec des outils adaptés.

Le sculpteur utilise, soit des compas d'épaisseur, soit une machine à mise-aux-points, afin de reproduire fidèlement les modèles. Cette activité fait de lui un sculpteur praticien.

Néanmoins, le travail de la sculpture ne s'arrête pas là. En effet, cette activité nécessite également une maîtrise du modelage et une connaissance des techniques d'estampage et de moulage.

Le modelage, une approche plus "créative"

Dans certains cas particuliers, les sculpteurs peuvent être amenés à remodeler des parties manquantes de sculptures, parfois à l'aide de gravure ou de photographie anciennes. Le modelage sera alors effectué avec de la terre glaise et validé par l'Architecte en chef des Monuments Historiques.

Les techniques du moulage

Pour obtenir des moulages en plâtres des sculptures et ornements de la cathédrale, le sculpteur doit procéder à un estampage ou à un moulage. À cette fin, il utilise deux techniques avec des matériaux différents :

  • La prise d'empreinte à la terre glaise est une technique très ancienne. Elle est encore en usage sur la cathédrale de nos jours, plus particulièrement sur les parties fragilisées par le temps.
  • La prise d'empreinte l'élastomère est une technique plus récente. Elle permet d'obtenir une plus grande fidélité des formes. Les moulages des réductions de statues de la cathédrale sont réalisés à l'aide de cette méthode.

 

Les outils documentaires des sculpteurs de la Fondation

Afin de restaurer au mieux la cathédrale et effectuer des copies conformes, le sculpteur puise dans différents outils documentaires à sa disposition pour être le plus proche possible de la sculpture qu'il est amené à restaurer partiellement ou en totalité.

La gypsothèque (consacrée aux plâtres)

Dès lors que le sculpteur doit exécuter une copie conforme, il a besoin d'un modèle en plâtre. Pour cela, il travaille d'après un moulage exécuté sur la statue d'origine.

À cet effet, la Fondation de l'Œuvre Notre-Dame possède une gypsothèque, dans laquelle elle conserve plus de 5000 moulages en plâtres de la cathédrale de Strasbourg, et d'autres édifices de la région. Cette collection est un outil de travail, indispensable à la sculpture, permettant de rester le plus fidèle possible à la cathédrale d'origine et des créations ultérieures.

La glyptothèque (consacrée aux sculptures en pierres)

À cela, il faut ajouter la glyptothèque où sont principalement conservées des sculptures du XIXe siècle de la cathédrale de Strasbourg. Du reste, la plupart des sculptures médiévales remarquables, sont exposées au musée de l'Œuvre Notre-Dame. Les statues conservées à la glyptothèque peuvent également servir de modèle ou de référence.

La photothèque

Les photographies anciennes conservées à la Fondation sont essentielles pour le sculpteur lorsqu'il n'existe plus de traces de la sculpture d'origine, ni de son moulage en plâtre. C'est alors une autre approche qui fait place à plus de créativité. Toutefois, ce cas de figure ne se présente que très rarement.

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