Fondation de l’Œuvre Notre-Dame

1527 à 1681: La cathédrale protestante

Gravure, intérieur de la cathédrale de Strasbourg avec le jubé, extrait, Christophe Naegel, 1630
De 1527 à 1550 puis de 1561 à 1681 la cathédrale est entre les mains des réformés. L'édifice est transformé en temple protestant et perd une partie de son mobilier ancien. Par ailleurs, des dégâts subis suite aux orages entraînent des restaurations successives.

Les effets de la Réforme

Dans le contexte de la Réforme, la ville de Strasbourg adhère au protestantisme en 1524.

Dès 1525, des statues de la cathédrale, telle la Madone de la chapelle de la Vierge, objet de dévotion d'importance, sont supprimées tout comme les retables et les autels (au nombre de 50 avant la réforme). Le maître-autel semble être le seul à avoir échappé aux destructions car situé dans le chœur désormais attribué aux des chanoines catholiques.

En 1529, la messe des catholiques est abolie. Les murs sont peints en couleur de pierre.

En 1531, les pierres tombales à l'intérieur de la cathédrale sont retirées et remplacées par des dalles unies.

Le projet de la deuxième tour de l'architecte Hans Hammer est abandonné après quelques mètres hauteur de construction. Les vestiges seront rasés ultérieurement. À leur place sera érigée une première maisonnette des gardiens.

Des restaurations suite aux orages

En 1541, la toiture en cuivre de la maisonnette des gardiens s'envole et provoque des dommages.

Entre 1542 et 1547, l'ancienne voûte de la chapelle Sainte-Catherine est remplacée par l'architecte Bernhard Nonnenmacher.

En 1564, la couverture en cuivre de la nef est renouvelée.

En 1569, la toiture du chœur en étain est restaurée.

Les orages et la foudre endommagent la cathédrale à de multiples reprises dans le courant du XVIe et XVIIe siècle. La couronne de la flèche, par exemple, nécessite des restaurations coûteuses en 1562, 1565, 1625 à 1628 et 1654.

En 1674, les vitraux endommagés de la chapelle Saint-Laurent sont réparés.

Le culte catholique rétabli

Entre 1550 et 1560, le culte catholique est rétabli à la cathédrale. Les luthériens en reprennent la possession en 1561. Délaissée pendant quelques mois (1561), elle servira de refuge aux indigents.

En ce qui concerne l'entretien et la restauration de l'édifice, la Fondation l'Œuvre Notre-Dame s'est souvent opposée aux sollicitations du chapitre de la cathédrale, à titre d'exemple : la destruction du cloître. En mauvais état de conservation, les chanoines exigent de la Fondation, le financement de sa destruction mais aussi de sa reconstruction. Cette dernière est effectuée vers 1550 et sera acquittée par le chapitre.

L'architecte Hans Thoman Uhlberger et ses réalisations

En 1547, le magistrat de la Ville décide de remplacer l'ancienne horloge dite des Trois-Rois dans le bras sud du transept.

En 1574, la nouvelle horloge astronomique, chef d'œuvre de la Renaissance est inaugurée.  

Entre 1578 et 1581, l'architecte Hans Thoman Uhlberger agrandit la maison de l'Œuvre Notre-Dame, par l'ajout de l'aile "Renaissance". Elle sera décorée de fresques peu après, par le peintre Wendel Dietterlin (1551-1599). Elles ont disparu, mais la Fondation de l'Œuvre Notre-Dame en conserve des relevés du XIXe siècle dans ses collections. Wendel Dietterlin est aussi l'auteur d'un important traité d'architecture orné de 209 gravures. "Architectura. Von Außtheilung, Symmetria und Proportion der Fünff Seulen" publié à Nuremberg en 1598.

Le projet d'une deuxième flèche réapparaît

En 1665, l'architecte Hans Georg Heckler, architecte de la Fondation entre 1654 et 1682, propose la construction d'une deuxième tour. Bien que la ville de Strasbourg entreprenne des fouilles en 1666 au pied de la tour sud afin de vérifier l'état des fondations, l'idée est abandonnée.

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